La conférence BPCE au Devoxx : une boîte à outils tech pensée pour simplifier le quotidien des développeurs

Laurie Marchaterre, développeur chez BPCE SI, revient sur la conférence donnée à Devoxx, consacrée à la boîte à outils tech du groupe BPCE et à l’intégration de l’IA dans l’environnement de développement. À travers son retour d’expérience, elle montre aussi une réalité de l’informatique bancaire : un univers exigeant, mais loin d’être figé, où les équipes tech s’approprient les pratiques et outils les plus actuels. 

Pouvez-vous vous présenter ? 

Mon métier, c’est le dev. J’ai aujourd’hui 18 ans d’expérience professionnelle, dont 10 ans au sein du groupe BPCE. J’y ai passé huit ans sur les frameworks d’entreprise, avant de rejoindre, il y a deux ans, le domaine métier des risques chez BPCE SI, où je travaille sur des applications Angular. 

Quel était le sujet de votre conférence à Devoxx ? 

Plusieurs entités tech du groupe BPCE étaient réunies lors de cette conférence : BPCE Solutions informatiques, BPCE Infogérance et Technologies, BPCE et Natixis Corporate & Investment Banking. 

Le sujet portait sur la boîte à outils tech du groupe BPCE, c’est-à-dire l’ensemble des outils conçus pour simplifier le quotidien des développeurs. Nous avons d’abord présenté un retour d’expérience autour d’un portail interne, appelé Huber, qui sera disponible en open source. Ce portail met à disposition les outils nécessaires selon les langages et les applications, afin de permettre aux développeurs d’intervenir rapidement sur un projet. 

Dans un second temps, nous avons mis en lumière un outil en particulier, IA for Dev, l’assistant IA intégré au logiciel de développement des développeurs. Mon intervention a montré comment cet outil s’intègre dans mon quotidien de développeuse front, et comment l’IA a concrètement transformé mon approche du développement. Nous avons mis en lumière les points positifs, comme le gain de temps, mais aussi certains points d’alerte, notamment sur l’isolement des développeurs, qui ont tendance à moins solliciter leurs pairs au profit de l’IA. Nous avons enfin présenté comment aborder l’IA lors de la montée en compétence des développeurs juniors. 

À qui s’adresse Huber ? 

Huber s’adresse à la fois aux nouveaux arrivants et aux développeurs qui rejoignent un nouveau projet. Le portail illustre cette volonté de moderniser le quotidien des développeurs. Concrètement, le portail permet de : 

  • disposer rapidement d’un environnement de développement prêt à l’emploi ; 
  • retrouver les outils, plugins et configurations nécessaires selon les langages et les applications ; 
  • éviter de perdre plusieurs jours à réinstaller et reconfigurer un poste à chaque changement de projet ; 
  • s’appuyer sur un écosystème déjà paramétré, tout en gardant la possibilité d’ajouter des extensions si besoin ; 
  • couvrir l’ensemble de la chaîne de développement, jusqu’à la génération des livrables à déployer ; 
  • travailler dans un cadre commun et sécurisé, adapté aux exigences du secteur bancaire. 

Pourquoi ce sujet rassemble-t-il les différentes entités tech du Groupe ? 

Côté tech, nous faisons tous face aux mêmes problématiques : la configuration des environnements de travail, l’organisation de notre écosystème technique, mais aussi les contraintes réglementaires propres au secteur bancaire.

Il y a également un enjeu fort autour de la sécurité : les outils que nous utilisons doivent être sécurisés. Par exemple, dans mon domaine, il n’est pas possible d’utiliser des outils en ligne pour y déposer du code ou des données d’entreprise. 

Quelle que soit l’entité dans laquelle on évolue, nous partageons donc les mêmes enjeux en tant que développeurs. 

Quelle était l’idée principale portée par cette présentation ? 

L’idée était de montrer que l’informatique bancaire n’est pas figée. Nous faisons de la tech moderne, nous suivons les tendances, tout en restant particulièrement attentifs aux exigences de sécurité. Nous adoptons de nouveaux outils, nous intégrons progressivement l’IA dans nos processus, nous sommes dans l’amélioration continue en ce qui concerne les environnements de développement et nous partageons nos bonnes pratiques. 

Nous évoluons dans un cadre très rigoureux, mais cela ne signifie pas que nous sommes en retrait. Au contraire, l’image que nous voulions transmettre était celle d’une tech capable d’innover dans un environnement exigeant. 

Vous avez bénéficié d’un accompagnement pour préparer cette conférence. En quoi cela vous a-t-il aidée ? 

Nous avons organisé de nombreuses micro-sessions de travail avec l’ensemble des intervenants de la conférence, dans une préparation très intensive sur deux semaines. 

Cela a représenté beaucoup de travail, mais les équipes impliquées ont été très disponibles. Nous avons été accompagnés par la « Speaker Academy », un dispositif mis en place par BPCE Solutions informatiques qui nous accompagne lorsqu’on souhaite intervenir en conférence, mais aussi par l’équipe en charge de la gestion de l’événement, ainsi que par une professionnelle de la prise de parole en public. 

Avez-vous rencontré des défis particuliers lors de cette conférence ? 

Oui, cela a été assez stressant de savoir que j’allais prendre la parole devant un grand nombre de personnes. Mais cette expérience m’a aussi donné envie de recommencer, notamment via la Speaker Academy. 

Je n’ai pas envie d’en rester là : j’aimerais renouveler l’expérience jusqu’à être pleinement satisfaite de ma prestation.  

Quel principal enseignement tirez-vous de cette expérience ? 

Ce dont je me suis surtout rendu compte, c’est à quel point j’aime former et transmettre. J’ai déjà été tutrice, et j’ai mené de nombreuses actions dans d’autres contextes, mais cette expérience est venue confirmer cet aspect. 

C’est véritablement une dimension que j’apprécie. 

Retrouvez la conférence complète ici :

Merci à Laurie Marchaterre pour la rédaction de cet article.  

Merci également à tous les intervenants de la conférence : Valéry Adeleine, Pierre Léger et Alexandre Perraud. 

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